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Vincent
Administrateur




Posts: 23
Joined: 24 Nov 2014

PostPosted: Fri 18 Oct - 17:24 (2019)    Post subject: [Concept] Reply with quote



En une phrase
Entre les Ages Sombres et l'époque des Lumières, les personnages découvre la philosophie de l'Humanisme face à l'Église, la science face à l'alchimie, les bibliothèques publiques face au superstitions...

Le Couvent de Sainte-Christine
Le Couvent de Sainte-Christine n'existe pas. Il s'agit de la fausse identité d'une Université secrète mixte qui se présente sous l'autorité falsifiée du Vatican pour essayer d'empêcher les exécutions des hommes et femmes condamnés pour sorcelleries. Il présente des faux documents exprimant la requête de l’Institution Pontificale qui recherche des prisonniers pour aider au développement de la Sainte Alchimie. Les prisonniers embarquent au port de Marseille en direction présumée de Rome, et sont finalement secrètement conduits jusqu'à l'université.
L’Université clandestine est nommée de Pizan en hommage à la première femme philosophe vivant de son écriture, Christine de Pizan. Elle réunit des rebuts de la société, tels que des prostituées, des bâtards, des concubins, des étrangers, des gens du voyage, des ermites, des mendiantes, des femmes autonomes, des guérisseuses, des sage-femmes soupçonnes de pratiquer l'avortement, des lépreux... afin qu'ils puisent aider à leur tour au développement de l'organisation. Les matières traditionnelles y sont enseignées afin que les étudiants puissent réintégrer la société avec de nouvelles spécialisations, en tant qu'érudit ou commerçant et de nouvelles identités.
La devise du Couvent / de l'Université est "Raison, Vertu, Justice".

À la fin du Moyen-âge, l’Église exerce une forte autorité en influençant le pouvoir et la citoyenneté. L'instruction culturelle et sociétale est conditionnée par l'État, lui même influencé par la Papauté et la Noblesse. Par opposition à la foi aveugle, la population se tourne peu à peu vers le nouveau courant philosophique de l’Humanisme, qu’elle décrit comme une voie de la raison. En permettant l'ouverture des premières Universités, l’Église doit alors se conformer aux tendances de l’Humanisme et à l’accessibilité naissante des Bibliothèques Publiques, en permettant d’étudier les arts, les sciences et les philosophes de l’antiquité. Certaines traditions de savoir-faire ancestraux demeurent cependant gardées au secret de maîtrise ("arcanum magisterium"), comme la Fenderie, la Charbonnerie et la Maçonnerie qui maîtrisent la "Matière Sacrée". Les anciennes traditions comme le chamanisme demeurent interdites, mais le phénomène de l’Alchimie est de plus en plus considéré comme un progrès qui intéresse les érudits.

Ce contexte de la fin du Moyen-âge peut faire l’analogie de notre époque actuelle.
• L’Église peut être vue comme le Consumérisme qui est semblable à une religion, et à l'ONU par sa politique.
• L’Humanisme comme la Décroissance, qui est semblable dans sa recherche des anciennes traditions.
• Le caractère public des bibliothèques puis l'Imprimerie comme Internet.
• Les débuts de la Franc-maçonnerie comme le Lobbyisme, qui est semblable à une forme de domination matérialiste.
• L’Alchimie ou plus largement l'Hermétisme comme la Science, qui est semblable à la recherche.
• La Chasse aux Sorcières comme les tensions sociales provoquées par les gouvernements.
• La Conquête des Nouvelles comme la Conquête Spatiale.
...


Dans ce jeu de rôle, les personnages commencent l'aventure âgés de 14 à 15 ans et entre en première année de trivium.
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PostPosted: Fri 18 Oct - 17:24 (2019)    Post subject: Publicité

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Vincent
Administrateur




Posts: 23
Joined: 24 Nov 2014

PostPosted: Sat 9 Nov - 11:47 (2019)    Post subject: [Concept] Reply with quote

ART & ACADEME

Histoire
Au Moyen Âge, l'école était réservée à un petit nombre de clercs, et mêlait ensemble tous les âges. Elle ne disposait pas de vastes locaux. Les élèves échappaient à l'autorité du maître dès la fin de la leçon. La plupart des enfants de toutes les conditions sociales faisaient leur apprentissage, non à l'école, mais en servant dans des familles étrangères dès sept ou neuf ans. Les enfants étaient donc continuellement mêlés à la vie des adultes, et même assimilés à des adultes. Les filles étaient exclues de l'éducation et du savoir. Les universités suffisaient à former une étroite élite du savoir, serviteurs de l'Église et de l'État. Tant au Moyen Âge que pendant la Renaissance, l'enseignement se fait entièrement en latin.

Évolution
• Dès 1200, le roi Philippe Auguste accorde aux maîtres et étudiants des privilèges judiciaires : en tant que clercs, ils disposent d'une justice particulière. Ils sont dispensés des devoirs militaires et de certains impôts. Le terme d'"université" est alors employé pour désigner l'ensemble formé par les enseignants et les élèves et donner à cet ensemble une valeur juridique. Le sens d'établissement d'enseignement supérieur ne viendra qu'avec l'usage. En 1215, la communauté des maîtres et des étudiants se dote de statuts, les règles qui définissent le statut des enseignants, la discipline et les programmes.
• La plupart des étudiants n’avaient d’autres ressources que des bourses fondées à leur intention. À partir du XIIIe siècle, les boursiers vivaient en communauté dans des maisons appelées collèges. L'approfondissement de la connaissance des auteurs grecs (Aristote, Thalès, Euclide, Archimède...) prend son essor.
• En 1231, une bulle du pape Grégoire IX a parachevé l'organisation de l'université : maîtres et étudiants parisiens ne dépendent que du pape et sont sous sa protection. Les universités ont été structurées en quatre facultés, dont l'enseignement commence par celui des collèges et continuent d'enseigner à la faculté des arts qui regroupe le trivium (grammaire, rhétorique et dialectique, l'étude de la langue latine et son utilisation dans l'argumentation) et le quadrivium (musique, arithmétique, astrologie, géométrie, l'étude de la bases de connaissances scientifiques). Ces facultés jouent le rôle de propédeutique, et se poursuit dans l'une des trois autres facultés : (théologie, médecine, droit), selon le secteur d'activité auquel se destine l'écolier.
L'enseignement à la faculté des arts dure six ans et est suivi en général entre 14 et 20 ans.
• Au XIIIe siècle, d'autres universités sont créées en Occident. Seul l'Empire ne fonde pas d'universités pour l'instant. Ces universités se spécialisent : Orléans et Bologne sont renommées pour le droit, Montpellier pour le droit et la médecine ; l'université de Naples doit fournir des cadres administratifs pour l'Empereur. Celle de Toulouse est tournée vers l'éradication de l'hérésie cathare.
• En 1270, les femmes étaient interdites d'entrer à l'université ce qui les a exclues de tous les métiers demandant un diplôme, comme la médecine et la chirurgie, alors qu'elles les pratiquaient depuis longtemps. Seule l'Italie ouvre ses universités aux femmes, où elles sont étudiantes et professeures.

A partir du XVe-XVIe siècle, portée par le développement de l'imprimerie et la concurrence entre Réforme et Contre-Réforme, l'école a commencé à se généraliser et à constituer le lieu ordinaire de l'éducation. Les collèges se sont développés, et l'âge d'entrée à l'université s'est abaissé. Les facultés des arts diversifient leurs enseignements, notamment avec le développement de l'histoire, de la géographie ou de la physique, avec ses classes de niveau et ses examens de passage. Les collèges sont devenus à la fois lieu d'enseignement et de surveillance, où une population nombreuse s'est vue soumise à une hiérarchie autoritaire. Les élèves sont désormais répartis par âges.
Ce phénomène était l'expression d'un besoin nouveau de rigueur morale et de protection de l'enfant. Les parents n'acceptaient plus de se séparer de leurs enfants en les confiant à d'autres familles, comme cela se pratiquait auparavant. Les éducateurs appartenaient à l'Église, ayant comme ligne directrice de protéger les enfants de la corruption sociale, et du péché.
C'est d'abord la bourgeoisie qui a eu recours à l'école. Les familles plus pauvres, ainsi que la noblesse, n'y ont mis leurs enfants que progressivement.

Dates de créations des sept premières universités
Paris 1205, Toulouse 1229, Montpellier 1289, Avignon 1303, Orléans 1306, Cahors 1331, Grenoble 1339, Perpignan 1350, Angers 1364, Orange 1365, Aix-en-Provence 1409, Dole 1422, Poitiers 1431, Poitiers 1432, Bordeaux 1441, Nantes 1461, Billom jusqu'au XVe siècle.

Histoire de l'éducation en France
Éducation au Moyen Âge en Occident
Éducation à l'Époque moderne
Université médiévale

Dans l'Europe médiévale occidentale, les principes de vertu, de piété et de bienséance que l'on tentait d'inculquer aux filles se retrouvent, entre autres, dans le Livre pour l'enseignement de ses filles de Geoffroy de La Tour Landry, un traité didactique écrit par un noble français pour ses filles dans le dernier tiers du XIVe siècle. Les filles sont principalement destinées au mariage et à la maternité.

Une éducation avant tout religieuse
Le Moyen Âge est dominé par une vision théocentrique. Cette période a été influencée par le catholicisme et les filles suivaient surtout une éducation surtout religieuse. Les curés, les moines et tout autre membre du clergé étaient considérés comme des instructeurs.
Entre les XIIIe et XIVe siècles, les filles ont le droit de fréquenter les cours des petites écoles tenues par des maîtresses.
Au XVIe siècle, la religion est tout aussi importante dans l’éducation et même les autres apprentissages sont en lien avec elle, par exemple la lecture est enseignée pour pouvoir lire la Bible. On apprend aux filles les travaux domestiques et le catéchisme pour qu'elles puissent ensuite élever leurs enfants chrétiennement. La religion passe par la femme et se transmet de mère en fille. Très peu de femmes sortent de cette éducation religieuse. Celle-ci montre la place encore très importante de l'Église, mais aussi le rôle de la femme, qui est uniquement vue comme mère et épouse.

La diversification sociale de l’instruction des filles
À cette période, l’instruction des filles est différente selon leur statut social.
Dans les campagnes, les filles de paysans restaient travailler à la ferme pour aider leurs parents. Elles étaient moins exposées au danger du fait qu’elles exerçaient leurs tâches domestiques et agricoles autour du domicile, dans le poulailler, dans le jardin ou encore la cuisine. Parfois, elles allaient travailler dans les champs. Les filles étaient éduquées auprès de leur mère qui leur apprenaient la couture, les prières principales et la broderie.
Les filles de milieu bourgeois apprenaient avec leurs parents ou partaient dans des couvents ou dans des écoles externes gratuites. Elles étaient formées à la lecture et l’écriture, à la foi, et à gagner leur vie.
Enfin, les filles de classe noble suivaient une éducation en monastère payant, ou par un tuteur directement au château. Elles apprenaient à lire et à écrire, mais également des notions médicales, musicales (par le chant et les instruments) et d'ouvrages intellectuels. Toutes devaient savoir lire et écrire et connaître leurs prières et apprendre la religion et la piété catholique. De plus, elles apprenaient à devenir des épouses modèles.

La diversification des scolarisations masculines et féminines
La durée de scolarisation est beaucoup plus courte pour les filles, ce qui induit des différences dans les apprentissages et les capacités acquises. Par exemple, pour les filles, la scolarisation en pensionnat pouvait durer deux à quatre ans, alors que pour les garçons cette scolarisation durait trois à huit ans.
Le parcours scolaire des filles est, par conséquent, rapide, compliqué, décalé et saccadé. En effet, elles doivent aussi faire leur baptême, communions et autres actes de la religion chrétienne qui les obligea parfois à s'absenter du pensionnat. Les garçons, eux, ont un parcours scolaire long, complet, suivi et ordonné.

Dans la pratique : couvents et écoles élémentaires
Il y a deux lieux précis où a lieu l'éducation des filles :
• les couvents : c'est la forme d'éducation la plus répandue dans la noblesse. Les filles y apprennent le catéchisme, la lecture et l'écriture. Quelques couvents rares, comme les moniales de Tarascon, permettent l'apprentissage du latin. Les filles décident ensuite elles-mêmes de rester au couvent ou de se marier.
• les écoles élémentaires : des écoles mixtes étaient très courantes dans le nord de la France. Elles concernaient des filles de familles pauvres et de la petite bourgeoisie des campagnes. Mais elles étaient condamnées par l'Église, comme par le courant Humaniste, du fait de leur mixité.
Il existe également : des écoles paroissiales, des petites écoles externes (souvent gratuites), des maisons d’éducation et des pensionnats.

La pensée Humaniste
En 1523, Jean Louis Vivès a écrit De l'institution de la femme chrétienne. Cette œuvre était beaucoup lue dans les milieux Humanistes européens. La nécessité était alors reconnue d'éduquer les filles, mais la question restait entière : que leur apprendre ? La première vertu selon Vivès était la pudicité, qui correspondait à la vision d'une femme réservée. Mais il demandait également une certaine culture, pour former la future épouse et la future mère. Celle-ci devait pouvoir :
- se rendre agréable à son mari par ses charmes et sa conversation,
- l'aider dans le gouvernement des affaires domestiques,
- savoir élever chrétiennement ses enfants.
Vivès préconisait donc un enseignement de la lecture et de l'écriture, mais ne négligeait pas les travaux domestiques : tenir l'aiguille et faire la cuisine, même pour les princesses. Il distinguait néanmoins les travaux aristocratiques (broderie, dentelle) des travaux plus populaires (filer, coudre). Il recommandait également la séparation des filles et des garçons. Enfin, dans le débat théorique qui consistait à savoir si les femmes devaient apprendre le latin, Vivès était assez réservé. Il préconisait l'étude des lettres pour les filles nobles qui s'y montraient aptes.

Histoire de l'éducation des filles en France



Artes Liberales
La tradition médiévale consistant à diviser l'éducation formelle en sept arts libéraux est une tradition de la méthode romaine classique. En poursuivant cette division traditionnelle, Boethius et Martianus Capella l'ont intégrée dans l'esprit et le programme des érudits du Moyen Age. Le trivium (grammaire, rhétorique et logique) et le quadrivium (arithmétique, géométrie, musique et astrologie) sont les deux divisions principales, le trivium traitant essentiellement des mots et le quadrivium des mathématiques. Les élèves apprennent les sujets du trivium avant de passer aux sujets du quadrivium.
La grammaire est la première matière enseignée dans le cadre de l'éducation formelle, généralement destinée aux étudiants jeunes. Outre les compétences de base en lecture et en écriture, la grammaire est aussi l'étude et l'appréciation de la littérature classique. C’est là le fondement de l’enseignement académique, et les enseignants occidentaux incluent dans leur programme des exemples de vie chrétienne appropriée.
Les grammaires recherchent en permanence de nouvelles sources de matériel de lecture adapté à leurs étudiants. Les fables, le folklore local et les proverbes bibliques sont rassemblés en tant que "lectures" - de simples textes que les jeunes élèves peuvent utiliser pour s'exercer à la lecture. Les enseignants ont constaté que leurs élèves étaient plus intéressés par les contes locaux que par ceux de toute l'Europe et étaient disposés à mener leurs propres recherches pour trouver de tels récits. Cela implique souvent de parcourir la campagne, de visiter des villages locaux et des auberges au bord de la route, dans l'espoir qu'ils entendent une nouvelle histoire pour leur collection grandissante. Les rumeurs concernant un groupe d'érudits vivant dans une tour éloignée pourraient bien inciter un grammairien curieux à se rendre.
Outre les textes de base et les lectures, les grammairiens écrivent des vocabulaires (latin: vocabularii) et des dictionnaires (latin: dictionarii) pour aider leurs étudiants. Les deux termes font référence au même type de texte, celui qui explique les termes latins complexes en mots et en phrases plus simples. Certains dictionnaires traduisent même les termes latins dans la langue vernaculaire, ressemblant à un dictionnaire de langue moderne. En termes de jeu, les dictionnaires sont équivalents à tractatus, la capacité pertinente étant le latin. Le Nouvel Aristote a conduit à un nouveau type de grammaire, appelée grammaire spéculative, qui est fortement influencée par les idées logiques et dialectiques. Selon les praticiens, la grammaire est un miroir de structures universelles qui, si elles sont correctement étudiées, apportent une compréhension de la nature de la pensée et finalement de celle de l'être. La grammaire spéculative prétend imiter la structure divine placée par le Créateur dans toutes ses œuvres.

La rhétorique est l'arrangement intelligent des phrases et des faits pour former un argument persuasif. Louée dans les écoles philosophiques grecques et le sénat romain, la rhétorique occupe une place prestigieuse dans les sept arts libéraux. Outil des orateurs et des avocats, la rhétorique a rendu un homme riche et célèbre dans le passé. Au Moyen Âge, la rhétorique a perdu la fonction politique qu’elle avait dans l’Empire Romain. Elle est maintenant utilisée pour rédiger des documents officiels et servir de base aux débats verbaux des érudits.
Cicéron et un auteur anonyme sont l'autorité, avec leurs De l'inventione et Ad Herennium respectifs. De inventione se concentre sur la politique et sur la manière dont la rhétorique est correctement pratiquée sur la scène politique. Ad Herennium se concentre sur les styles de débats et leur élocution.
La forte demande de documents écrits, épîtres, testaments, concessions de terres, Les décrets papaux, les correspondances et les actes d'héritage ont conduit à la création de l'art de l'écriture des lettres, appelé ars dictaminis, et de l'art de la rédaction de documents, ars dictandi. Ces deux arts utilisent des styles de composition formalisés pour la construction correcte d'un document, y compris des introductions, des corps et des fermetures stylisés. Avec la multiplication des litiges séculaires, la formulation exacte d'un document est particulièrement importante. Des règles de plus en plus élaborées en matière d’étiquette culturelle exigent que les lettres et les correspondances adhèrent également à des modèles formels. Il arrive parfois qu'un rhétoricien qui rédige une lettre soit également invité à la livrer. Chargé d'écrire la lettre pour un supérieur, il est naturel que le même homme soit assez digne de confiance pour la livrer. Les universitaires et les ecclésiastiques peuvent souvent voyager plus facilement que les autres, leur statut de clercs leur offrant une certaine protection.
Prêcher la rhétorique a eu un effet profond sur les premiers pères chrétiens, en particulier Saint Augustin, qui utilisaient des styles argumentatifs comme moyen de prêcher. Au XVe siècle, il existe plusieurs textes qui développent ces idées, montrant ainsi à un prédicateur comment influencer plus efficacement son public. Les livres sur la prédication sont populaires auprès de l'ordre mendiant des Dominicains, qui ont été chargés d’enseigner la foi chrétienne aux laïcs.

La prédication est une Compétence que les personnages peuvent utiliser pour influencer émotionnellement un public. Elle peut également servir d’outil pédagogique pour enseigner à un auditeur divers aspects de sa religion.

Aussi appelée "dialectique", la logique est une méthode de raisonnement, de construction de déclarations véridiques basées sur des vérités précédemment divulguées, et de discernement d'un raisonnement vrai ou faux. Il y a deux types de logique. Tout comme les différentes parties du discours, les enseignants médiévaux déconstruisent la logique en différentes parties d'arguments et de pensées. Outre le syllogisme et la causalité, l'enseignement de la logique enseigne aux élèves les définitions, les divisions, les homonymes, les humeurs, les expressions et le raisonnement probable. La logique formelle est l'application pratique des syllogismes et autres raisonnements logiques, et la logique théorique consiste à utiliser des délibérations raisonnables en physique et en métaphysique. Artes Liberales n'enseigne que la logique formelle, établissant une distinction claire entre les deux types, et laisse la seconde aux philosophes et aux théologiens.
Aristote considère la logique comme un simple outil utile à la spéculation métaphysique. Malgré cela, les travaux d’Aristote sur la logique dépassent de loin ceux des autres. La logica nova, la nouvelle logique, offre une compréhension plus complète de la causalité et des syllogismes. L'enseignement incomplet de la logica veta a conduit à des interprétations erronées. Tandis que la métaphysique logique d’Aristote est peu orthodoxe et a été auparavant contestée par l’Église, son traitement de la logique formelle est désormais accepté dans les établissements d’enseignement. La plupart des universitaires s'accordent pour dire que le philosophe est l'autorité en matière de logique.

Selon les scolastiques, l'arithmétique est supérieure aux trois champs restants du quadrivium car les trois autres dépendent de l'arithmétique pour leur fondement. L'arithmétique académique ne concerne que marginalement les mathématiques numériques, laissant cela aux comptables et aux marchands. Au lieu de cela, l'arithmétique scolastique se concentre sur la théorie des nombres - la division des nombres en pairs pairs et impairs, parfaits et premiers, plans et solides. Très théorique, elle n’entre pas complètement dans le mysticisme des nombres, pratiquée par les cabalistes juifs et certains cultes des mystères hermétiques, bien que cette distinction soit parfois difficile à trouver.
L'arithmétique est basée sur De Arithmetica de Boèce et s’appuie beaucoup sur Heptateuchon, une compilation du XIIe siècle de Thierry de Chartres de Ptolémée, Aristote, Euclide et les célèbres encyclopédies d’Isidore de Séville et de Cassiodore. Les nombres sont ordonnés, définissables et concrets et servent d'exemple aux autres arts libéraux, dont les suppositions et les théories devraient être tout aussi régulières. Beaucoup de nombres ont des attributs supérieurs. 6 est un nombre parfait car il peut être divisé par 1, 2 et 3, dont la somme totalise également 6. Les autres nombres parfaits sont 28, 496 et 8128. Les nombres pairs et impairs peuvent également être classés en tant que nombres pairs et pairs. Un nombre pair pair est un nombre dont les facteurs sont tous des nombres pairs (16), tandis qu'un nombre pair impair contient des facteurs pairs et impairs (14).
Bien que l'arithmétique soit restée inchangée par le Nouvel Aristote, les traductions du XIIe siècle ont introduit les chiffres indo-arabes en Occident. Les chiffres romains sont encombrants pour les calculs mathématiques, même avec l’aide de Gerbert d’Abillac. Les chiffres hindous-arabes, y compris 0, permettent de calculer rapidement même les plus grands nombres. Les chiffres hindous-arabes sont plus populaires auprès des marchands que des érudits, tant et si bien qu'ils ont été inclus dans le programme scolaire.

Dans le monde universitaire, la musique est étudiée théoriquement, analysant mathématiquement les rapports et les intervalles de son à travers l'harmonie et le rythme. En s'appuyant sur l'autorité de De institutione musica de Boethius, la musique est classée en trois catégories principales. Musica mundana est l’harmonie du monde, les sons émis par les sphères célestes lorsqu’ils font leurs orbites et inaudibles à l’oreille humaine à cause de la nature imparfaite de l’homme. Musica humana est l'harmonie du corps, la relation entre le corps et l'âme, en tenant compte des humeurs et des autres théories médicales. Musica instrumentalis est l'harmonie des instruments, y compris le chant.
L'instrument principal utilisé pour l'étude de la musique est le monocorde, une corde unique qui s'étend à travers une chambre en bois creuse avec un pont qui se déplace d'avant en arrière sur toute sa longueur. Faire glisser le pont allonge ou raccourcit la corde et produit différentes notes. Ces notes sont étudiées sous forme de rapports entre elles; une octave a un rapport de 2:1, une cinquième note 3:2 et une quatrième note 4:3. Les rapports entre les échelles sont également étudiés. On pense que cette analyse complexe des ratios reflète la réalité et influence les émotions humaines.
Les musiciens sont répartis en classes. Les serviteurs jouent des instruments, mais sont séparés de l’étude intellectuelle de la musique car ils manquent de raison. Les inventeurs créent des chansons par la spéculation plutôt que par la pensée rationnelle. Les juges comprennent intellectuellement la valeur de l'humeur, du rythme et de la mélodie, connaissances qui ne peuvent être acquises que par le monde universitaire. Ces démarcations élitistes sont floues, en raison de la nature imbriquée de l'éducation et de la religion. Les ecclésiastiques qui comprennent la théorie de la musique créent également des hymnes et des antiennes pour les offices religieux, notamment la messe, les jours de fête et les offices quotidiens. De telles pièces seront interprétées, en croisant la distinction classique entre musique interprétée et théorie formelle. Divers styles de notation musicale sont populaires, ce qui permet aux chansons religieuses d'être enregistrées dans des recueils de chansons. Pour conserver l'homogénéité des services religieux, ces recueils de chansons sont envoyés dans toute la chrétienté occidentale.

La géométrie est l'étude de la magnitude inamovible - lignes, angles, figures, volumes et surfaces. L’étude est divisée en trois sous-catégories: La géométrie théorique concerne les preuves géométriques et mesure les distances par raisonnement spéculatif; La géométrie pratique surveille les surfaces, calcule les surfaces et mesure le volume; La géométrie constructive couvre le type de géométrie utilisé par les artisans et les artisans et est ignorée par les instructeurs universitaires. Étant donné que le commentaire de Boethius faisant autorité sur les Eléments d’Euclide ne contient pas de preuves géométriques, il a placé par inadvertance la géométrie pratique au-dessus de la théorie. Cette situation est toujours maintenue dans la plupart des universités, renforcée par plusieurs ouvrages sur la géométrie pratique, le plus couramment nommé Practica geometriae. Les universitaires n'écrivent pas de livres sur la géométrie constructive, contrairement à divers artisans.
La géométrie théorique mesure la terre et les étoiles, les circonférences, les distances et les orbites. Puisque personne ne peut toucher les étoiles pour les mesurer, cela reste un art spéculatif, basé sur des auteurs classiques et des théorèmes géométriques. La géométrie pratique, quant à elle, a des utilisations réalistes. À l’aide d’un bâton de mesure court et d’un astrolabe, un universitaire peut déterminer la distance, la hauteur, la profondeur, la surface et/ou le volume d’une surface ou d’une figure. Par exemple, il peut calculer la hauteur d’un mur de château en comparant la longueur de son ombre à la longueur de l’ombre projetée par son bâton, de hauteur connue. Le calcul du ratio lui dira quelle est la hauteur du mur.
Au XVe siècle, les éléments d’Euclide ont été complètement traduits, de même que les travaux du mathématicien grec Archimedes, et ont un nouvel impact sur l'enseignement universitaire.



L'astronomie est l'étude de la magnitude mobile, des orbites des planètes et des étoiles fixes. Les autorités sont l’Almageste de Ptolémée, tel qu’il a été traduit par Gérard de Crémone, et Timée de Platon, et plus particulièrement Macrobius, dans son Commentaire sur le rêve de Scipion. Les deux textes décrivent avec précision les cieux physiques, mais ne sont pas d'accord sur l'ordre de Mercure et de Vénus dans la hiérarchie céleste.
Les cieux sont une sphère, comme le montre l'observation. La sphère la plus externe est la sphère céleste, la maison des étoiles fixes, ceinturée par la Voie Lactée - plus correctement appelée philosophiquement le Cercle Lacté - un flux de chaleur stellaire. La sphère céleste est en outre entourée de dix cercles incorporels qui ne peuvent être compris que par l'esprit. La première de ces bandes, le zodiac, est la seule qui puisse être considérée comme ayant une largeur, les autres bandes étant uniquement de longueur. Le zodiaque a une largeur qui permet aux planètes errantes de s'y déplacer et de s'y attarder. Cinq des cercles sont appelés des parallèles, ce qui divise le zodiaque en oblique. Le parallèle médian est l’équinoxial. Deux bandes plus proches des pôles nord et sud sont appelées le septentrional et l’austral, et entre eux et l’équinoxial sont deux autres, appelées les tropiques. Deux autres bandes, appelées les couleurs, traversent la moitié supérieure de la sphère céleste au pôle nord, suivant des directions perpendiculaires pour diviser les cinq plus grands parallèles en quatre quadrants égaux. Les trois bandes restantes ne sont pas fixées dans la sphère céleste: il s'agit du méridien, point où le soleil est directement au-dessus de la tête d'un individu; l'horizon visible, propre à chaque spectateur; et l'horizon céleste.
La sphère céleste est immuable et se déplace d'Est en Ouest. Les cinq planètes errantes et les deux brillantes planètes se déplacent dans la direction opposée, d’Ouest en Est, à une vitesse incroyable. Saturne se trouve au-dessous de la sphère céleste et fait une révolution complète en trente ans. Deuxièmement, Jupiter, avec une orbite de douze ans. La sphère rougeâtre de Mars est la suivante; son orbite est de deux ans. Au-dessous de Mars se trouvent Vénus puis Mercure selon Ptolémée. Vénus et Mercure ont tous deux une orbite d'environ un an.
Au-dessous de Mercure se trouve le Soleil, le cœur des planètes errantes selon les poètes. La taille du Soleil est deux fois supérieure à celle de la Terre et à 84 200 kilomètres de la Terre. Il y a de la lumière, évidemment, comme les planètes au-dessus, chacune générant sa propre lumière mais à un degré moindre que le Soleil. Le Soleil est la démarcation entre la sphère lunaire, en dessous, et la sphère céleste, au-dessus. En haut, tout est figé, inchangeable et immuable. Sous le Soleil, tout est modifiable, changeant et impermanent. La planète la plus basse, la Lune, tourne autour de la Terre tous les 28 jours, soit 13 orbites par an. Il n’a pas sa propre lumière mais renvoie celle du Soleil.
Le cosmos est également divisé entre la région éthérée et la région élémentaire, la Lune effectuant cette démarcation. Selon la théorie de Platon des éléments atomiques les plus simples du cosmos visible, les sphères élémentaires de feu, air, eau et terre se trouvent sous la Lune. Ils sont classés en fonction du poids et de la clarté. Le feu, le plus léger, réside juste sous la sphère de la Lune, suivi de l’air moins dense, de l’eau plus dense et de la terre la plus dense. La Terre elle-même ne bouge pas, étant le "fond" ou le centre même des sphères de la réalité, et son diamètre est de 14 000 kilomètres. Étant les objets les plus lourds au monde, les objets physiques sont naturellement attirés par la Terre, ce qui explique la chute des objets terrestres. Les choses lourdes tombent vers le centre et les choses plus légères "tombent" au bord du cosmos (la sphère céleste). Les flammes montent parce que le feu, plus léger que la terre, l'eau et l'air, "tombe" dans la sphère de feu, son foyer naturel.
Le savant arabe Mashal Allal constitue la meilleure source d'informations astronomiques actuelles. Avec les textes arabes, l'astrolabe a été réintroduit dans l'Europe occidentale. Ce dispositif sert à déterminer les altitudes célestes et à indiquer l’heure, mais il est également utile pour les levés en déterminant la profondeur des puits et la hauteur des objets. A côté de l'astrolabe, le quadrant et le cadran solaire portable ont également été introduits en Occident.

Il existe plusieurs systèmes d'écriture en Europe, chacun avec son propre alphabet et son écriture. Certains systèmes d'écriture - latin, grec et arabe - sont populaires parmi les universitaires occidentaux qui utilisent des textes étrangers pour améliorer leurs connaissances. Les érudits orientaux préfèrent le grec, l'arabe et le persan. Les systèmes d'écriture existants en Europe sont les suivants:
Arabe - Utilisé pour la langue du peuple musulman au Proche-Orient et en Espagne.
Araméen - Utilisé pour la langue ancienne considérée comme la langue de Jésus et encore utilisée en Assyrie.
Arménien - Développé au Ve siècle pour la langue arménienne.
Cyrillique - Basé sur le glagolitique et utilisé en Bosnie, en Bulgarie, en Macédoine, dans certaines régions de la Russie, en Serbie et dans les pays ukrainiens.
Opte - Système éteint pour une langue religieuse que l'on ne trouve qu'en Egypte.
Glagolitic - Créé par les frères Saint Cyril et Saint Methodius vers 860 pour écrire la Bible en langue slave; encore utilisé dans certains pays slaves.
Gothique - Utilisé pour la langue des Goths et des Wisigoths du IVe au VIe siècle, aujourd'hui presque éteinte.
Grec - Utilisé pour la langue des anciens philosophes et la langue officielle de l'Empire Byzantin.
Hébreu - Dérivé de l'araméen, utilisé pour la langue des érudits et des religieux clercs.
Latin - Utilisé pour la plupart des langues de l'Europe occidentale, notamment le latin lui-même, qui, dans sa version médiévale, diffère quelque peu du classique.
Mongol - Utilisé par les tribus mongoles.
Ogham - Système éteint des Celtes, qui a prospéré du quatrième au sixième siècle en Irlande et au Pays de Galles.
Persan - Utilisé pour la langue de la Perse.
Runes - Système d'écriture presque éteint de l'Allemagne et de la Scandinavie, appelé le "Futhark".
Syriaque - Utilisé pour les écrits religieux des chrétiens vivant en Syrie.

En plus d'indiquer les sujets particuliers des arts libéraux connus d'un Personnage, la Compétence Artes Liberales couvre également sa capacité à lire et à écrire. Chaque Point de partition dans Artes Liberales permet à un Personnage d’utiliser un système d’écriture, défini comme un alphabet et une écriture séparés, ainsi qu’une langue distincte. Plusieurs langues peuvent utiliser le même système d'écriture. Par exemple, connaître l'alphabet latin permet à un personnage d'écrire dans la plupart des langues vernaculaires de l'Europe occidentale. Naturellement, un personnage doit également être capable de parler la langue dans laquelle il souhaite écrire. Bien que les systèmes d'écriture de toutes ces langues présentent des différences subtiles, ils sont tous suffisamment proches du système d'écriture latine pour en faire partie.
Chaque fois qu'un Personnage augmente son score Artes Liberales, il peut apprendre un nouveau système d'écriture. Il doit avoir une source - un enseignant ou un texte bilingue. Les sources d'apprentissage du latin, de l'arabe et du grec sont courantes, mais les sources d'autres systèmes d'écriture ne le sont pas. L'accès dépend de l'emplacement du Personnage. Il est beaucoup plus facile d'apprendre le copte en Egypte que partout ailleurs, par exemple. Si un Joueur souhaite que son Personnage apprenne un système d'écriture inhabituel, le Maître du Jeu peut insister pour que le Personnage passe davantage de temps en jeu à trouver une source appropriée.




Université
Une université est un groupe de maîtres et d'étudiants ayant obtenu un degré d'autonomie vis-à-vis des autorités pontificales ou royale pour leur institution. Les universités se concentrent sur un corps enseignant et aucun maître ne détient une influence supérieure sur l'université. C'est la distinction la plus importante entre les universités et les écoles cathédrales, municipales et privées. Elle n'est définie par aucune structure physique ou propriété commune, mais par les droits conférés aux érudits réunis. Elle doit comporter au moins deux branches d'instruction, appelées facultés, l'une étant une faculté des lettres et l'autre étant l'une des facultés supérieures: médecine, droit civil et droit canonique ou théologie. Les universités sont des établissements urbains. Ils ont des affiliations, des accords et des tensions avec les dirigeants ecclésiastiques, impériaux, laïcs et urbains. Leur autonomie est paradoxale, car sans ces structures politiques extérieures, elles n’existeraient pas.
Comme toute institution, les universités sont subdivisées en petites organisations. Les sous-groupes primaires sont les facultés, après lesquelles viennent les nations. Certaines universités ont également des hospices.
Une faculté est le cours complet d'apprentissage nécessaire pour obtenir une licence dans une matière spécifique. Il y a quatre facultés: une faculté des arts, que chaque université possède, et des facultés de médecine, de droit canonique ou civil et de théologie. Les facultés sont classées en fonction de leurs caractéristiques religieuses perçues, associées à la dignité intellectuelle et à l'utilité sociale que chacune attribue. La théologie est jugée la plus haute, la médecine et la loi étant deuxièmes. Tous les trois sont considérés comme des efforts académiques plus élevés que les arts libéraux. Les facultés supérieures exigent également un diplôme en arts libéraux. La faculté des arts n'enseigne que les arts libéraux et les facultés supérieures n'enseignent que la matière pour laquelle ils ont été nommés. Le droit est regroupé en une seule faculté, même dans le cas rare où le droit canonique et le droit civil sont enseignés. Les cours de canon et de droit civil sont suffisamment différents pour justifier des facultés distinctes, mais ne les ont pas.
Chaque faculté est dirigée par un recteur, le maître qui est l'aîné et qui enseigne toujours, bien qu'il soit élu nominalement par les autres professeurs de sa faculté. Ses tâches sont nombreuses, allant de jongler avec la minutie des finances quotidiennes et des critiques d'élèves jusqu'à la supervision de la remise des diplômes et des interactions politiques avec les responsables de l'église, les princes laïques et les dirigeants municipaux. Dans certains cas, le recteur s'appelle également le chancelier, imitant le titre du représentant de la cathédrale. Dans d'autres cas, le recteur est en réalité le chancelier, qui est généralement nommé par l'évêque. Il est infiniment occupé, utilisant un groupe d’assistants, appelés "perlettes", pour faire des courses et effectuer des tâches mineures. Il marche en premier dans les défilés de la fête et devrait être un exemple de force morale et de vertu. L'un des recteurs est élu recteur de l'université, généralement appelé doyen mais pas toujours. Le doyen est le responsable représentatif de l’institution. Il s’occupe des rois et du pape en recevant de nouveaux privilèges d’enseignement et en préservant les privilèges existants.

Les nations sont un ensemble d'étudiants issus de la même zone géographique. Initialement, les étudiants étrangers n’avaient aucun droit légal dans la ville universitaire. Cette situation a incité les étudiants étrangers à rechercher le droit de s’intégrer dans un studium general, subdivisé en nations représentatives correspondant à leur pays d’origine.
Les nations vivent, étudient et jouent ensemble, offrant aux étudiants étrangers la familiarité de leur pays d'origine grâce à leur association étudiante. Ils ont acquis les mêmes droits que les citoyens locaux et n'ont plus à craindre la discrimination légale. Pour plus de commodité, les étudiants locaux se sont organisés en nations, même s’ils n’en ont pas juridiquement besoin. Ainsi, l'Université de Paris a une nation française.
Les nations sont dirigées par un surveillant, un étudiant plus âgé, élu pour représenter le pays auprès des maîtres, qui dispose à la fois de pouvoirs administratifs et financiers.
Tous les étudiants d’un pays n’étudient pas dans la même faculté. Les défilés religieux sont regroupés par facultés, ainsi les nations ne marcheront pas ensemble. Néanmoins, il s’agit d’un lien plus fort que la faculté pour la plupart des pays membres.

Un hospice, parfois appelé "collège", est un bâtiment financé par un bienfaiteur qui fournit l'hébergement et la pension à un petit groupe d'étudiants. Il s'agit soit de maisons dominicaines, soit financées par d’autres gérants ecclésiastiques, soit financées par des seigneurs laïques. Les hospices sont principalement destinés aux étudiants ecclésiastiques pauvres ou exceptionnellement intelligents. La plupart des étudiants doivent trouver leur propre résidence. Chaque centre de soins palliatifs permet la résidence d'un nombre spécifique d'étudiants résidents et à un gardien laïc. Les hospices hébergent généralement de huit à vingt étudiants appartenant tous au même ordre religieux. Les membres sont appelés "camarades" (latin: socii), qui vivent, mangent, étudient et socialisent ensemble, tout en maintenant leur règle de religion. En théorie, les hospices constituent un refuge contre les épreuves et les tentations de la vie en ville.

Certains exemples du règlement intérieur imposés aux maîtres sont :
• Les maîtres doivent être à l'heure pour leurs conférences.
• Les maîtres ne peuvent pas manquer plus d'une conférence par session.
• Un maître doit préparer des instructions originales pour ses cours et ne peut pas simplement répéter des informations d'un trimestre à l'autre.
• Un maître ne peut pas lire directement le texte au cours de sa conférence, mais doit proposer des commentaires et des arguments qui illustrent le texte.
• Un maître doit assister à toutes les réunions universitaires et à toutes les fêtes religieuses.
• Un maître doit participer à des défilés religieux avec le personnel de l'université.
• Un maître doit organiser un examen au moins une fois par trimestre.
• Un maître doit assister aux examens des étudiants de sa faculté.
• Un maître doit conserver une bonne réputation auprès de la ville et de l'université et présenter un caractère moral incontestable.

Certains exemples du règlement intérieur imposés étudiants sont :
• Un étudiant doit porter une robe académique et ne peut pas s'habiller de façon excentrique.
• Un étudiant ne peuvent pas porter d'armes.
• Un étudiant ne peut pas monter à cheval, garder un chien ou affecter d'autres types de comportement noble.
• Un étudiant ne doit pas jouer.
• Un étudiant doit être à son domicile à la tombée de la nuit.
• Les femmes ne sont pas autorisées dans les résidences d'élèves.
• Un étudiant doit toujours parler latin, en classe et dans sa résidence.
• Un étudiant doit fréquenter les réunions obligatoires de l'université.
• Un étudiant doit posséder ses propres manuels.
• Un étudiant doit être inscrit dans sa faculté et doit jurer sur serment son immatriculation.
• Un étudiant ne peut pas être absent de l'université pendant plus d'une semaine, sauf pendant les "grandes vacances" qui se passe en Été.
• En cas d’amende, l’étudiant doit payer son amende, généralement en litres de vin, rapidement.

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Vincent
Administrateur




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PostPosted: Wed 26 Feb - 12:59 (2020)    Post subject: [Concept] Reply with quote





Champagne
(domaine royal)
Riche contrée où alternent collines et plaines. Les foires internationales de Champagne lui assurent une grande prospérité. La région accueille de nombreux juifs protègés contre les rois capétiens, leurs taxes spécifiques et les expulsions, reconnaissant qu’ils ont un rôle crucial dans l’économie marchande.


La présence très importante des Templiers dans le comté peut également provoquer de vives tensions, aussi bien avec les Mages qu’avec les pouvoirs locaux, les Templiers bénéficiant de nombreux avantages (exemption de la dîme, droit de quêter dans les églises, impossibilité d’être excommunié, ne devoir rendre de compte qu’au Pape et à aucun de ses "ministres").


Les foires de Champagne
Les Mages se rendent sur les foires de Champagne pour se rencontrer, commercer et négocier. Les foires sont des havres pour les vampires des bas clans, les prométhéens (principalement des Brujahs nostalgiques de Carthage et souhaitant recréer cette harmonie utopique entre vampires et mortels), les furores
(jeunes caïnites opposés aux anciens) et ceux qui recherchent le
pouvoir et la fortune découlant du commerce.
Chaque année, des milliers de marchands en provenance
de toute l’Europe de l’Ouest se retrouvent dans quatre villes de
Champagne depuis 1108 : Lagny (du 2 au 15 janvier), Bar-surAube (du mardi avant la mi-carême au dimanche de la Passion),
Troyes (du 24 juin à mi-juillet et de mi-octobre à la semaine
avant Noël) et Provins (en mai et en septembre). Durant deux
à huit semaines, on négocie des biens, crédits et monnaies. Des
milliers d’anonymes emplissent les villes, augmentant la population habituelle d’environ dix mille âmes. Ces foires font partie
des rares endroits en Europe où un visage étrange n’attire aucun
commentaire, où les affaires peuvent être conclues à toute heure
et où des caïnites d’horizons très différents peuvent se rencontrer en terrain neutre.


Les gardiens prométhéens de la foire ne présentent que peu
d’intérêt pour Hélène la Juste, mais ils sont très importants
pour son homologue mortel, le comte Thibaut IV, car ils représentent des revenus colossaux pour son comté. Louis IX a placé
les marchands voyageant de foire en foire sous sa protection.
En outre, les autorités mortelles interdisent l’accès à la foire au
marchand de n’importe quelle ville n’ayant pas réglé sa dette à
la foire, ou ayant injustement blessé un autre marchand, et ce
jusqu’à ce que l’offense soit réparée.
Les foires agissent comme des états indépendants. La
Champagne fixe des frais et taxes très bas pour les marchands.
Deux maîtres de foire, un chancelier, des notaires, des lieutenants et une centaine de sergents maintiennent l’ordre. Les
contrats et lettres de crédit établis dans les foires sont (théoriquement) valables dans toute l’Europe chrétienne.
Les marchands qui assistent aux foires de Champagne
possèdent souvent leur propre compagnie dont les membres
voyagent, vivent et travaillent ensemble. Ces compagnies
possèdent également leurs propres officiers, incluant des capitaines pour la diriger, des consuls pour représenter ses membres
lorsqu’il s’agit de s’adresser aux officiels et des « éclaireurs »
s’occupant de l’hébergement avant l’arrivée des marchands.
Des arbalétriers et piquiers assurent la sécurité des caravanes.
Voyager avec une caravane ainsi escortée est l’une des méthodes
de déplacement les plus sûres pour un caïnite.
Les foires de Champagne sont les plus grandes et les plus
connues de France, mais ce ne sont pas les seules. Pratiquement
toutes les villes tiennent au moins une foire commerciale, généralement le jour du saint auquel elles rendent hommage ou le
jour anniversaire de la consécration de leur église principale
(notamment dans le Languedoc avec Montagnac et Pézenas qui
survivent face à la concurrence de Montpelier; entre les villes de
Metz, Toul et Verdun dans le duché de Lorraine ; Bruges, Ypres,
Thourout et Anvers en Flandre et dans le duché de Brabant).
Paris possède deux foires d’importance, dont la puissante foire du Lendit tenue en juin à Saint-Denis, chacune prenant place durant deux semaines. Les princes locaux peuvent tenter de limiter la chasse durant leurs foires ou autoriser à se nourrir dans une certaine mesure au cours des beuveries, bagarres, libertinages et émeutes accompagnant immanquablement ces événements. Pour la majorité des caïnites d’ascendance noble, ce que font marchands et paysans leur importe peu.
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